En bref. Non, ChatGPT ne peut pas faire votre comptabilité ni produire vos impôts au Québec. Il hallucine des règles fiscales (taux, plafonds, dates) et n'a aucune responsabilité légale. Pire : y téléverser des fichiers contenant des renseignements personnels (employés, clients) peut soulever un enjeu Loi 25. Un humain vérifié valide et en répond.
On vous comprend : ChatGPT répond en trois secondes, il ne coûte rien, et il parle de fiscalité avec un aplomb désarmant. Alors la question se pose pour vrai : peut-il tenir vos livres et remplir votre déclaration au Québec ? La réponse honnête est non, et pas pour des raisons de principe. Pour deux raisons concrètes : il se trompe sur des règles fiscales précises, et le simple fait d'y coller vos chiffres crée un risque de confidentialité au sens de la Loi 25. Voici pourquoi, exemples à l'appui.
Oui, et c'est le piège : il a l'air sûr de lui même quand il invente. Une « hallucination », c'est une réponse fausse énoncée avec assurance. En fiscalité québécoise, ça se traduit par des chiffres périmés ou carrément faux.
Deux exemples qu'on voit revenir. Premièrement, les frais de repas et de représentation : un entrepreneur demande combien il peut déduire, et l'IA répond « 100 % ». En réalité, la règle générale limite la déduction à 50 %, mais les deux paliers de gouvernement ne la calculent pas pareil. Du côté fédéral (ARC, article 67.1 de la Loi de l'impôt sur le revenu), c'est 50 % du moindre du montant réellement payé ou d'un montant raisonnable dans les circonstances, sans plafond fondé sur le chiffre d'affaires. Du côté de Revenu Québec, c'est aussi 50 %, mais avec en plus un plafond calculé sur le chiffre d'affaires de l'entreprise. Déduire 100 % de bonne foi, ou appliquer le plafond québécois au fédéral, c'est s'exposer à un redressement.
Deuxièmement, les montants indexés. Les plafonds de cotisation REER, les taux d'imposition par palier, le plafond de déduction pour amortissement d'un véhicule, les crédits : tout ça change chaque année. Un modèle génératif répond souvent avec une valeur d'une année antérieure, parce qu'il « se souvient » de ce qu'il a vu, sans savoir quelle année vous concerne. Un taux de 2022 appliqué à votre déclaration 2025, et le calcul est faux. L'IA ne vous dira jamais « je ne suis pas certain de l'année » : elle répond, point.
Le fond du problème : un outil génératif produit la phrase la plus probable, pas la réponse juridiquement exacte pour VOTRE situation. Il ne connaît pas votre structure (travailleur autonome, société par actions, OBNL), votre province de résidence, vos acomptes provisionnels. La comptabilité, ce n'est pas de la culture générale, c'est de l'application de règles à des faits précis.
C'est ici que l'angle québécois devient sérieux, et c'est le point que la plupart des articles oublient. Quand vous collez vos relevés bancaires, votre grand livre ou votre numéro d'entreprise dans une IA publique, vous transférez des renseignements potentiellement confidentiels vers un service tiers, souvent hébergé à l'étranger, dont vous ne contrôlez ni la conservation ni l'usage pour l'entraînement.
Depuis septembre 2023, la Loi 25 (Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels) encadre au Québec la collecte, la communication et la sortie de province des renseignements personnels. Si vous êtes travailleur autonome ou si vos fichiers contiennent des renseignements sur des employés, des clients ou des fournisseurs (noms, salaires, numéros d'assurance sociale), les téléverser dans un outil public soulève une vraie question de conformité. La Commission d'accès à l'information du Québec est l'autorité qui veille à ces obligations. On ne cite pas d'article précis ici pour ne pas vous induire en erreur, mais le principe est clair : vos données sensibles ne devraient pas se retrouver dans une IA grand public sans encadrement.
Un comptable de métier, lui, travaille sous obligation de confidentialité, avec des outils conçus pour l'hébergement sécurisé des données. Coller vos états financiers dans une fenêtre de clavardage publique, c'est l'inverse.
Pas du tout, et c'est important de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. L'IA est excellente pour ce qui est répétitif et vérifiable. Le vrai partage des rôles, c'est celui-ci.
L'IA fait très bien : la saisie et la catégorisation des factures, la conciliation bancaire, la détection d'anomalies dans un flux de transactions, la production de brouillons, la recherche de premier niveau, et le tout à toute heure, sans fatigue. Des outils comme Dext ou Hubdoc numérisent et lisent vos reçus ; QuickBooks, Xero, Sage ou Pennylane automatisent des écritures ; TurboImpôt guide une déclaration standard. Ce sont des logiciels spécialisés, entraînés et encadrés pour la comptabilité, ce qui n'a rien à voir avec un ChatGPT généraliste.
Un humain vérifié reste seul à pouvoir faire : le jugement professionnel, la stratégie fiscale adaptée à votre situation, la responsabilité de signer et de répondre de son travail, vous représenter face à l'ARC et à Revenu Québec en cas de vérification, la relation de confiance dans la durée, et rattraper ce que l'IA a halluciné. C'est le cœur de la question : qui répond de l'erreur ?
Vous. Et personne d'autre du côté de la machine. L'IA n'a aucune responsabilité légale : elle ne signe rien, elle ne vous accompagne pas devant l'ARC, elle ne paie pas les pénalités.
Les Ordres professionnels sont limpides là-dessus. L'Ordre des CPA du Québec, dans son Guide des bonnes pratiques en IA, rappelle que l'outil d'intelligence artificielle n'assume pas de responsabilité : c'est le professionnel qui demeure imputable du travail et qui répond de l'erreur. CPA Ontario va dans le même sens dans sa publication Accountabilities for CPAs in the Age of Artificial Intelligence : la responsabilité professionnelle n'est pas transférable à un algorithme, et les CPA membres répondent de leur travail devant leur ordre. Autrement dit, l'IA peut produire, mais un humain doit valider et endosser. C'est exactement là que Bankeo se situe.
Bankeo n'est ni un logiciel, ni un cabinet comptable. On est une marketplace québécoise qui vous jumelle gratuitement à un comptable vérifié de notre réseau. Cette position de tiers neutre est ce qui nous permet de vous dire la vérité : utilisez l'IA pour ce qu'elle fait bien, et gardez un humain qui valide et qui en répond.
Notre position est simple : l'IA augmente la comptabilité, un humain vérifié valide tout et en répond devant l'ARC et Revenu Québec. Chaque comptable de notre réseau passe par l'Indice Bankeo, 67 critères de vérification. Vous voulez savoir ce que ça coûte pour vrai ? La médiane est d'environ 2 000 $ par an, dans une fourchette de 500 $ à 6 000 $ selon votre profil, d'après le Baromètre Bankeo. C'est gratuit pour vous : vous ne payez jamais Bankeo, ce sont les comptables qui paient des frais par dossier conclu.
Notre réseau compte plus de 1 500 comptables vérifiés, et Bankeo est noté 4,7/5 sur plus de 150 avis Google. Alors avant de confier vos chiffres à une IA publique, trouvez votre comptable idéal gratuitement avec Bankeo. On vous accompagne, toujours. Pour aller plus loin sur l'IA en comptabilité, tout notre dossier est réuni dans le hub IA et comptabilité.
Non. Il peut expliquer des notions générales, mais il ne connaît ni les paramètres à jour de l'année, ni votre situation précise, et il produit des chiffres périmés ou faux avec assurance. Une déclaration doit être validée et endossée par un humain responsable.
Ce n'est pas « illégal » en soi, mais si vos fichiers contiennent des renseignements personnels (employés, clients, NAS), les téléverser dans une IA publique soulève un risque réel au regard de la Loi 25 du Québec, encadrée par la Commission d'accès à l'information.
Des logiciels spécialisés comme Dext, Hubdoc, QuickBooks, Xero, Sage ou Pennylane automatisent la saisie, la lecture de reçus et la conciliation. Ils sont conçus et encadrés pour la comptabilité, contrairement à un ChatGPT généraliste.
Vous. L'IA n'a aucune responsabilité légale. Les Ordres des CPA (Québec et Ontario) confirment que la responsabilité professionnelle n'est pas transférable à un algorithme : c'est le professionnel qui valide et en répond.
Le jumelage Bankeo est gratuit pour l'entrepreneur ; vous ne payez jamais Bankeo. Les honoraires d'un comptable ont une médiane d'environ 2 000 $/an (fourchette 500 $ à 6 000 $) selon le Baromètre Bankeo.
Information générale fournie à titre indicatif, à jour des règles fiscales 2026 connues. Elle ne remplace pas l'avis d'un comptable ou expert-comptable : consultez toujours un professionnel pour votre situation.
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