
Incorporation
En 2026, incorporer au fédéral coûte 200 $ en ligne chez Corporations Canada et protège votre nom partout au pays, mais exige aussi l'immatriculation au REQ si vous opérez au Québec. Pour une entreprise active dans une seule province, l'incorporation provinciale reste plus simple et moins chère. L'impôt, lui, est identique dans les deux cas.
Vous avez décidé de vous incorporer : reste à choisir la porte d'entrée. Au Canada, on peut constituer sa société par actions sous la loi fédérale (la LCSA, via Corporations Canada) ou sous une loi provinciale, comme la Loi sur les sociétés par actions du Québec (LSAQ, via le Registraire des entreprises). Dans les deux cas, vous obtenez la même chose : une personne morale distincte, la responsabilité limitée et l'accès aux taux d'imposition des sociétés.
L'enjeu n'est pas fiscal : qu'elle soit fédérale ou provinciale, votre société produit une T2 à l'ARC et une CO-17 à Revenu Québec, et vise les mêmes taux PME (9 % au fédéral et 3,2 % au Québec sur les premiers 500 000 $, sous conditions). L'enjeu, c'est la facture administrative : une société fédérale active au Québec paie ses frais fédéraux ET son immatriculation au REQ, puis produit deux déclarations annuelles au lieu d'une. Sur dix ans, ce dédoublement représente des centaines de dollars et des heures de suivi, pour une protection de nom dont vous n'aurez peut-être jamais besoin.
En 2026, la vraie question est donc : où ferez-vous affaire d'ici trois à cinq ans? On compare ici les coûts réels, la protection du nom, les exigences pour les administrateurs et les formalités annuelles, pour que vous choisissiez en connaissance de cause.
| Critère | Fédérale | Provinciale (Québec) |
|---|---|---|
| Loi et registre | LCSA, Corporations Canada | LSAQ, Registraire des entreprises (REQ) |
| Coût de constitution 2026 | 200 $ en ligne, plus l'immatriculation au REQ si vous opérez au Québec | Frais du REQ seulement (tarif indexé chaque année) |
| Recherche de nom | Rapport Nuans, 13,80 $ en ligne | Recherche au registre du REQ, version française obligatoire |
| Protection du nom | Partout au Canada | Au Québec seulement |
| Résidence des administrateurs | Au moins 25 % de résidents canadiens | Aucune exigence de résidence (LSAQ) |
| Formalités annuelles | Rapport annuel fédéral (12 $ en ligne) et déclaration de mise à jour au REQ | Déclaration de mise à jour au REQ seulement |
| Impôt des sociétés | T2 à l'ARC et CO-17 à Revenu Québec | Identique : T2 et CO-17 |
| Taux PME 2026 (DPE) | 9 % au fédéral et 3,2 % au Québec sur les premiers 500 000 $, sous conditions | Identique : le choix de la loi ne change rien |
| TPS et TVQ | TPS 5 %, TVQ 9,975 %, inscription dès 30 000 $ de ventes taxables | Identique |
| Expansion hors province | Enregistrement extra-provincial requis, nom déjà protégé | Enregistrement extra-provincial requis, nom à valider dans chaque province |
| Transparence des propriétaires | Registre fédéral des particuliers ayant un contrôle important | Déclaration des bénéficiaires ultimes au REQ |
| Changer d'avis plus tard | Prorogation vers une loi provinciale possible | Prorogation vers le fédéral possible |
L'incorporation fédérale, régie par la Loi canadienne sur les sociétés par actions (LCSA), vous donne le droit d'exercer partout au pays sous un nom protégé à l'échelle canadienne. La constitution se fait en ligne pour 200 $ auprès de Corporations Canada, souvent en un jour ouvrable, après un rapport de recherche de nom Nuans (13,80 $ en ligne). C'est la structure qu'on privilégie quand la marque et l'expansion interprovinciale font partie du plan dès le départ.
La contrepartie, c'est la double vie administrative. Une société fédérale qui opère au Québec doit aussi s'immatriculer au Registraire des entreprises, payer les droits annuels et produire chaque année deux déclarations : le rapport annuel fédéral (12 $ en ligne) et la déclaration de mise à jour québécoise. La LCSA exige de plus qu'au moins 25 % des administrateurs soient des résidents canadiens et impose la tenue d'un registre des particuliers ayant un contrôle important.
L'incorporation provinciale québécoise, sous la LSAQ, passe par une seule porte : le Registraire des entreprises. Vous payez les frais de constitution du REQ (tarif indexé chaque année), produisez une seule déclaration de mise à jour annuelle et tenez un seul dossier à jour. La LSAQ est une loi moderne : elle n'impose aucune exigence de résidence aux administrateurs, un vrai avantage si des associés vivent à l'étranger.
La limite, c'est la portée : votre nom n'est protégé qu'au Québec, et si vous ouvrez un jour un bureau en Ontario ou ailleurs, il faudra vous enregistrer en extra-provincial et vérifier que le nom y est disponible. Rien d'insurmontable : la prorogation vers la loi fédérale reste possible plus tard, sans interrompre l'existence de la société ni ses contrats.
Pour la grande majorité des PME québécoises qui servent un marché local, l'incorporation provinciale est le choix rationnel en 2026 : moins de frais au départ, une seule déclaration annuelle, aucun impact fiscal. Le fédéral se justifie quand l'expansion interprovinciale ou la protection nationale du nom est un objectif réel, pas une hypothèse lointaine.
Côté honoraires, l'accompagnement d'un comptable pour structurer l'incorporation puis tenir les obligations qui suivent varie selon votre secteur : le Baromètre Bankeo situe la médiane autour de 2 000 $ par année, dans une fourchette de 500 $ à 6 000 $ selon le secteur (données 2024-2026 sur 1 248 dossiers réels). On vous jumelle gratuitement, souvent en 48 h, avec un comptable vérifié qui a déjà accompagné des incorporations comme la vôtre.
Non. Le fédéral protège votre nom partout au Canada et projette une image nationale, mais il ajoute une deuxième couche d'obligations : immatriculation au REQ, rapport annuel fédéral en plus de la déclaration québécoise. Pour une entreprise qui sert un marché local, le provincial coûte moins cher, demande moins de suivi et offre exactement le même traitement fiscal.
Oui, par une prorogation (aussi appelée continuation). Avec l'accord de vos actionnaires et les formalités du Registraire des entreprises, votre société québécoise se continue sous la loi fédérale sans interruption : mêmes contrats, même historique, mêmes numéros fiscaux. Beaucoup d'entreprises démarrent au provincial, valident leur marché, puis se prorogent quand l'expansion devient concrète. Un comptable vérifié vous aide à choisir le bon moment.
Comptez 200 $ pour la constitution en ligne auprès de Corporations Canada et 13,80 $ pour le rapport de recherche de nom Nuans. Si vous exercez au Québec, ajoutez l'immatriculation au Registraire des entreprises, dont le tarif est indexé chaque année, puis les droits annuels. Prévoyez aussi des honoraires professionnels si vous faites structurer les catégories d'actions par un comptable ou un juriste.
Non, il est identique. Dans les deux cas, la société produit une T2 à l'ARC et une CO-17 à Revenu Québec, perçoit la TPS de 5 % et la TVQ de 9,975 % dès que ses ventes taxables dépassent 30 000 $, et peut viser la déduction pour petite entreprise : 9 % au fédéral et 3,2 % au Québec sur les premiers 500 000 $, sous conditions.
Oui. Dès qu'elle exerce une activité au Québec, elle doit produire sa déclaration d'immatriculation au Registraire des entreprises dans les 60 jours, payer les droits annuels et déposer sa déclaration de mise à jour chaque année. Elle doit aussi respecter la Charte de la langue française, notamment en utilisant une version française de son nom au Québec.
Information générale fournie à titre indicatif, à jour des règles fiscales 2026 connues. Elle ne remplace pas l'avis d'un comptable ou expert-comptable : consultez toujours un professionnel pour votre situation.
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